L’art du faire-part de cérémonie
Magazine éditorial consacré à la papeterie de cérémonie : calligraphie, enluminure, vélin et protocole. Une lecture lente pour annoncer les grands événements de la vie.
Avant le téléphone, avant le SMS, il y avait la lettre — et avant la lettre, le manuscrit enluminé. Cette revue rassemble huit piliers patrimoniaux et des récits illustrés pour comprendre, choisir et rédiger un faire-part qui dure.
Les fondamentaux de la papeterie de cérémonie
Faire-part de mariage
Du carton gravé au manuscrit calligraphié : l’art d’annoncer la cérémonie.
Faire-part de naissance
Naissance et baptême civil, lettres, miniatures et alphabets pour célébrer la venue d’un enfant.
Faire-part de baptême
Catholique, orthodoxe, protestant, civil — codes liturgiques et étiquette.
Carte de remerciement
Gratitude, condoléances, gratitude familiale : la lettre brève qui clôt l’événement.
Carte de menu et marque-place
Scénographie de table, calligraphie, mise en place pour la réception.
Enluminure et calligraphie
Histoire des lettres ornées et des écritures de cérémonie, du Livre de Kells à nos jours.
Étiquette, textes et protocole
Formules, timing d’envoi, hiérarchie des annonces, savoir-écrire épistolaire.
Papier et impression
Vélin, vergé, dorure à chaud, lettrepresse, typographie, gravure — les techniques du faire-part.
Récits récents

Le cachet de cire, geste patrimonial au service du faire-part
Le cachet de cire, longtemps réservé à la correspondance officielle et diplomatique, retrouve une place dans la papeterie de cérémonie contemporaine. Cet article retrace l'histoire du scellage épistolaire, détaille les techniques actuelles de pose sur une enveloppe, et propose des repères pour choisir le sceau et la couleur de cire selon le registre du mariage, de la naissance ou du baptême.

L'art d'adresser une enveloppe calligraphiée
L'adressage d'une enveloppe calligraphiée obéit à des conventions épistolaires précises, aujourd'hui souvent oubliées. Ce guide médium détaille la disposition traditionnelle des mentions, la hiérarchie des titres de civilité, et les adaptations raisonnables pour les foyers et familles recomposées contemporains, sans jamais sacrifier l'élégance du geste calligraphique.

Annoncer ses fiançailles avant le faire-part de mariage
Avant le faire-part de mariage, l'annonce des fiançailles a longtemps constitué une étape sociale à part entière, encadrée par des usages précis. Cet article retrace l'histoire de la demande en mariage et de son annonce, détaille l'étiquette de l'annonce écrite contemporaine, et clarifie sa différence de nature et de ton avec le faire-part de mariage proprement dit.

Faire-part numérique ou papier, le regard d'une graphiste
Entretien avec une graphiste indépendante qui conçoit aussi bien des faire-part imprimés que des invitations numériques. Elle revient sur les usages respectifs des deux supports, la question écologique souvent invoquée à tort ou à raison, et la valeur symbolique persistante du papier dans un monde de communication instantanée.

Le monogramme et l'armoirie vus par un héraldiste
Entretien avec un héraldiste-conseil qui accompagne depuis près de vingt ans des familles souhaitant faire figurer un monogramme ou une armoirie sur leurs faire-part. Il explique la différence entre héraldique authentique et décoration inspirée du blason, les règles de composition d'un monogramme à deux ou trois initiales, et pourquoi cet ornement retrouve une place dans les mariages contemporains.

Le save-the-date, prélude écrit au faire-part de mariage
Le save-the-date s'est imposé en une génération dans les mariages français, importé des usages anglo-saxons pour permettre aux invités de bloquer une date longtemps à l'avance. Cet article retrace son origine, précise sa fonction distincte du faire-part définitif, et propose des repères de formulation et de calendrier pour l'insérer harmonieusement dans le protocole d'un mariage.
Un héritage redécouvert
Le domaine or-et-faire-part.fr a accueilli entre 2010 et 2015 un catalogue de faire-part artisanaux peints à la main. La rédaction actuelle prolonge cet héritage en l’ouvrant à l’histoire des manuscrits enluminés, à la calligraphie de cérémonie et à l’étiquette épistolaire contemporaine.